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samedi 1 septembre 2012

FILIP MARCERON : LE DROIT DE CHOISIR , LE DROIT DE GUERIR


FILIP MARCERON : LE DROIT DE CHOISIR , LE DROIT DE GUERIR

FILIP MARCERON

LE DROIT DE CHOISIR , LE DROIT DE GUERIR

EDILIVRE

ISBN : 978-2-332-51530-8



Ce livre décrit un projet de milieu thérapeutique pour guérir des enfants de troubles et maladies incurables par la médecine : autisme , cancer , épilepsie , asthme , obésité , schizophrénie , diabète , retard mental , psychose , migraines.
Les traitements médicaux sont inefficaces pour les guérir lorsque la cause n’est pas physiologique mais psychique : ces enfants ont été victimes de mauvais traitements par leurs parents ou d’autres adultes.
Ils veulent et peuvent guérir , pourvu qu’on leur fournisse un cadre humain adéquat : un milieu thérapeutique où tout est conçu pour favoriser en eux le processus spontané qui les pousse à rechercher leur guérison , à condition qu’on veuille bien les laisser choisir les personnes avec qui le faire.
Tous les aspects ( médicaux , psychologiques , thérapeutiques , pratiques , financiers , etc.) sont abordés dans ce livre complet , véritable outil de travail et d’information ).


L’auteur


Filip MARCERON , né près de PARIS en 1950 , a éprouvé des ses 20 ans le besoin de faire une psychanalyse.
L’ayant finalement réussie en 1982 , compte tenu du résultat extrêmement bénéfique, il a voulu ensuite travailler dans ce domaine mais avec des enfants vu leur aptitude à guérir plus vite , et suivant le concept de milieu thérapeutique.
Malgré de nombreuses recherches et visites de lieux en France , Danemark , Suède et USA , il n’a pas trouvé un projet existant répondant à ces critères.
Il a donc été amené à en créer un , mais ses tentatives en France échouant par manque de moyens pour trouver un lieu adéquat, il est parti aux USA.
Ses efforts à long terme sont soutenus par sa conviction que ces enfants peuvent guérir, faute de quoi ils sont des personnes condamnées à souffrir toute leur vie , si elles survivent.


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ANTISEMITISME ET ADMINISTRATION : LA BARBARIE D’UN COMPLOT D’ETAT FRANÇAIS !

ANTISEMITISME ET ADMINISTRATION : LA BARBARIE D’UN COMPLOT D’ETAT FRANÇAIS !
Dans les mois qui suivirent l’ascension de Hitler au pouvoir, des membres des SA et de la Gestapo allèrent de porte en porte à la recherche des ennemis du nazisme. Ils arrêtèrent les socialistes, les communistes, les leaders syndicaux et en général tous ceux qui s’étaient exprimés contre le parti nazi. Certains furent assassinés. A l’été 1933, le parti nazi était devenu le seul parti politique légal. Toute opposition organisée au régime avait été pratiquement éliminée. La démocratie était morte en Allemagne.
L’intimidation par la terreur fut considérablement favorisé par le zèle avec lequel de nombreux Allemands (par conviction, appât du gain, jalousie ou vengeance) étaient prêts à dénoncer leurs concitoyens, juifs ou non, à la police. La Gestapo n’aurait pas pu exercer un tel contrôle sur la société allemande sans ce flot continu de dénonciations, dont beaucoup étaient complètement dénuées de fondement.
Les nouvelles autorités nazies, dont les SA, les SS et les autorités municipales de nombreuses communes, créèrent des «camps» dans toute l’Allemagne. Il s’agissait de centres de détention aménagés dans des camps proprement dits ou bien dans de vieux entrepôts, des usines désaffectées et d’autres bâtiments. Les autorités nazies y détenaient les opposants politiques sans procès et dans des conditions cruelles et brutales. Le 20 mars 1933, les SS ouvrirent un camp dans une fabrique de munitions désaffectée de la ville de Dachau, située près de Munich, dans le sud-ouest de l’Allemagne. Le camp de concentration de Dachau devait devenir le «modèle» du vaste système de camps administré par la SS.

Collaboration à la solution finale


La collaboration de la police française, dans les deux zones, a été décisive pour la mise en œuvre de la « Solution finale » nazie. En effet, l’Allemagne hitlérienne ayant besoin d’hommes sur le front de l’Est, en particulier après l’invasion de l’Union Soviétique en juin 1941, elle s’est servie de la police française pour faire régner l’ordre et réprimer les « terroristes » : communistesgaullistesfrancs-maçons, « anarchistes » et autres Résistants. En outre, elle s’est elle-même chargée du recensement des juifs, de leur arrestation et de leur rassemblement dans les camps de concentration (Drancy, etc.), réquisitionnant pour cela, à Paris les bus, et sur l’ensemble du territoire français des trains de la SNCF. Soucieuse d’éviter une rébellion massive de la population française, la Gestapo pensait, avec raison, que de tels risques seraient minimisés si, au lieu de se charger elle-même des rafles, la police française le faisait.

Monsieur VERDI   Patrice                                                     CANNES   le   23/07/12
à
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré 75008  Paris


Monsieur le Président,


J’ai l’honneur de vous écrire afin de vous remercier pour votre courage politique exprimé par votre discours historique en date du 22/07/12 relatif à l’antisémitisme.

La France que vous incarnez sereinement avec dignité exprime une vérité barbare pour la communauté juive qui souffre pour des raisons sociales et culturelles liées à cette profonde injustice que fut la collaboration.

Le Président CHIRAC a été le précurseur dans ce domaine en réveillant les consciences et vous avez su perpétuer Monsieur le Président, ce message grave lié aux dérives sectaires et sécuritaires qui ne seraient rien sans un appui formel des forces de Police et de Justice.

Les valeurs miliciennes sont des valeurs républicaines qui disparaissent progressivement car la mémoire collective fait place à l’indifférence puis à la haine et à l’antisémitisme qui couvrent généralement tous les maux sociaux et économiques en fustigeant encore et toujours la même communauté ou ceux qui les défendent et se retrouvent arbitrairement exclus de toute fonction sociale ou administrative.

Ce phénomène récursif grave doit être combattu car sa catalyse historique a été la crise économique de 1929 et ses dérives nationalistes européennes de 1933 qui se sont reproduits en 2008 par une politique libérale discriminatoire accrue par la volatilité incontrôlée des taux de change confondue avec celle des valeurs morales nécessaires à la pérennité de la démocratie que nous devrions défendre tous.

La France a désormais un Président serein qui porte loyalement des valeurs républicaines de considération et de respect.

Le Gaullisme et Le Socialisme ont désormais un tronc commun : Votre discours historique du 22 Juillet 2012.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

VERDI Patrice



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Les EUROBONDS : Un Sursaut Keynésien afin de Relancer la Confiance Monétaire !

Les EUROBONDS : Un Sursaut Keynésien afin de Relancer la Confiance Monétaire !

Lettre ouverte adressée à Monsieur le Président François HOLLANDE ,

Monsieur le Président ,

Nous sommes le samedi 16 juin 2012 , de fait , à compter de demain soir 20h , vous disposerez d’une majorité parlementaire qui vous permettra de pérenniser votre programme politique ambitieux pour l’avenir économique et culturel de la France.

Dans ce sens , j’attire l’attention des Français sur la mutualisation de la dette des pays membres de la zone euro par l’émission d’eurobonds.

Ces émissions doivent permettre de stabiliser les marchés financiers afin d’éviter un effondrement du système comme ce fut le cas en 2008 car lorsque la chancelière allemande montre du doigt les PIGS  (Portugal , Italie , Grèce , Espagne) en y ajoutant maintenant la France , Madame Angela MERKEL oublie de préciser sciemment les faits suivants :

Les pays actuellement en crise profonde comme l’Irlande, le Royaume Uni, et l’Espagne, avaient un budget excédentaire avant la crise de 2008. Leur endettement est donc une conséquence de la crise et non sa cause et le désendettement à marche forcée mène de fait à la récession économique comme nous l’avons constatée au Royaume Uni.

De plus , comment pouvons-nous imaginer une solution de relance économique et d’investissement structurel capital de soutien à l’euro sans mutualiser la dette de l’ensemble des pays membres ?

Si cette solution avait été adoptée et soutenue auparavant par Monsieur le Président SARKOZY ,la France n’aurait pas plongé aussi rapidement dans un chaos social sans précédent historique sauf en 1929 qui a vu disparaître en seulement cinq années d’occupation politique de l’UMP ou plutôt du FN car on ne sait plus vraiment qui pense quoi et qui défend vraiment les valeurs historiques du GAULLISME soutenues par ses nouveaux ennemis et donc désormais ses anciens alliés : La notion fondamentale pour l’avenir économique ,politique et historique de l’Europe et donc du Monde : L’EUROSOLIDARITE envers ses peuples souverains.

Patrice VERDI

NB : Le Bancor était une monnaie internationale abandonnée face au dollar : KO

L’euro est une monnaie internationale soutenue par les Américains favorables aux Eurobonds. OK

La France redevient le leader politique mais aussi ECONOMIQUE de l’EUROPE SOCIALE-DEMOCRATE de 2012.


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lundi 22 mars 2010

Le Calvaire de Regina LOUF ou X1



maltraitance

Le Calvaire de Regina LOUF ou X1
 
Cette histoire risque de mettre la société belge à genoux. C'est un récit sordide qui a fait de son auteur l'un des personnages les plus diabolisés de son pays. L'histoire de l'enfance Regina Louf, au cours de laquelle elle fut l'esclave sexuelle de certaines des personnes les plus puissantes du monde politique et commercial belge est une bombe à retardement.

D'après le témoignage de Louf, son cauchemar a commencé lorsqu' elle avait moins de trois ans. Envoyée vivre chez sa grand-mère dans la jolie station balnéaire de Knokke à la mer du Nord, Louf fut abusée par des dizaines d'hommes jusqu'à l'âge de douze ans. Parmi ceux qu'elle désigne comme ayant abusé d'elle lors de parties fines, se trouvaient quelques citoyens belges connus puissants - et pédophiles. Notamment, dit-elle, un politicien important aujourd'hui décédé, et un homme qui est toujours actif dans la politique européenne, des politiciens et des hommes d'affaires très connus.

A son retour chez ses parents à Gand, lorsqu' elle avait 12 ans, elle fut donnée à l'amant de sa mère, qui devint son souteneur. Il l'obligeait à avoir des relations sexuelles avec lui et la prêtait à d'autres hommes contre de l'argent. Avec d'autres jeunes filles de son âge, elle fournissait des services sexuels à Bruxelles et Anvers, et même sur un yacht, propriété d'un belge fortuné. Certaines de ses amies ont survécu. D'autres sont mortes, et font partie des centaines d'enfants disparus, supposés morts, dans le pays où siègent les structures clefs de l'Union européenne.

Regina Louf a commencé à raconter ses horribles histoires en 1996, lorsqu'on découvrit les corps de deux fillettes dans la maison de Dutroux - l'homme qui volait des enfants pour les livrer à des pédophiles. Elle a reconnu Dutroux, accusé d'avoir kidnappé et tué des jeunes filles dont les corps furent retrouvés dans sa propriété. Louf réalisa la chance qu'elle avait d'être encore en vie.

Elle conteste la version officielle qui veut que Dutroux agissait seul et qu'il n'est pas membre d'un réseau pédophile. De plus, elle a affirmé que Dutroux et d'autres étaient protégés par des gens puissants, notamment des juges et des policiers. Les Belges, qui sont descendus dans la rue par centaines de milliers pour protester contre la manière dont les autorités avaient permis à Dutroux d'exercer son horrible commerce sans intervenir, semblaient partager l'avis de Louf. Globalement pourtant, les médias belges et l'establishment politique l'ont démolie en la décrivant comme une mythomane. Ceci aurait sans doute été la fin de l'affaire, s'il n'y avait eu les policiers qui ont examiné très soigneusement ses déclarations.

Elle fut entendue par l'adjudant Patriek De Baets et lui raconta son histoire en détails, en donnant les noms des personnes connues dont elle affirmait qu'ils étaient des pédophiles. Il il fit des vérifications. Lui et ses collègues interrogèrent Louf et d'autres personnes, entre autres sa mère et son ancien souteneur, qui confirmèrent ce qu'elle racontait à propos des abus qu'elle avait subis quand elle était enfant. Le jour où le souteneur reconnut qu'il avait eu des relations sexuelles avec Louf quand elle avait 12 ans, l'enquête de De Baets fut close - le même jour où Dutroux s'évadait [brièvement].

Au lieu de recevoir des moyens de vérifier ses dires, d'interviewer d'autres victimes dont elle avait cité le nom et d'enquêter sur les centaines de jeunes filles mystérieusement disparues  et décédées dans les années 70, 80 et 90, De Baets et son équipe furent écartés de l'enquête. Accusé d'avoir fabriqué des preuves et d'avoir suggéré des réponses à Louf, De Baets a passé ces quatre dernières années à tenter de laver son nom. Dans une saga qui rappelle l'affaire Stalker dans le nord, les policiers qui avaient eu pour mission de trouver la vérité ont vu leur hiérarchie se retourner contre eux. L'an dernier, toutes les charges et accusations portées contre De Baets ont été levées et il fut réintégré comme officier supérieur dans l'école de recherche de la police fédérale à Bruxelles.

De Baets ne croit pas que Dutroux agissait seul. Il est convaincu qu'il y a des protections bien organisées qui couvrent un scandale d'abus d'enfants qui dure depuis longtemps. Ce qui semble crucial, c'est que certains éléments clef des témoignages de Louf sont corroborés par d'autres témoignages de victimes et de psychiatres qui ont examiné la jeune femme. De Baets et Olivier Dupuis, un Parlementaire européen belge qui représente une section locale dans le nord de l'Italie, sont d'accord sur le fait qu'il y a des protections qui sont exercées depuis les plus hautes sphères de la société.

Louf, qui vit maintenant avec son mari Erwin et leurs quatre enfants,  tient une animalerie - pour chiens, chats et  chevaux - près de Gand, est déterminée à faire entendre sa voix. C'est la découverte des enfants kidnappées et assassinées en 1996 et l'arrestation spectaculaire de Marc Dutroux et son associé, Michel Nihoul, qui la poussèrent à révéler ses cauchemars du passé.

"Quand j'ai vu qu'il avait été arrêté, j'ai témoigné auprès de la gendarmerie que j'avais vu Dutroux et Nihoul ensemble des années auparavant à Bruxelles," a déclaré Louf au Sunday Business Post, chez elle à Gand". J'étais une enfant prostituée, mon souteneur était un ami de la famille. Je savais que Dutroux recherchait des filles qu'il entraînait à satisfaire des pédophiles et des hommes qui voulaient avoir des rapports sexuels avec de jeunes enfants. J'ai assisté au meurtre de certains enfants, je n'étais donc pas fort surprise quand ils ont trouvé Dutroux et les corps. Plus tard, la police a fait le lien entre une fille disparue retrouvée morte et moi."

Louf affirme connaître trois filles retrouvées mortes dans les années 80 et 90 en Belgique. Carine Dellaert avait 15 ans quand elle fut enlevée en 1982. Son corps fut retrouvé à Gand un an plus tard. Christine Van Hees avait 14 ans quand on la retrouva morte à Bruxelles en 1984. Catherine De Cuyper avait 16 ans quand on découvrit sa dépouille à Anvers en 1991. "Carine était ma meilleur amie" dit Louf. "On avait abusé d'elle quand elle était encore une petite fille. Les hommes qui abusaient de moi n'étaient pas toujours des politiciens ou de grands avocats, mais beaucoup d'entre eux avaient des moyens et étaient influents. Il y avait parmi eux des médecins, des avocats, des juges et des hommes d'affaires. Je les rencontrais dans des villas des environs de Bruxelles. J'avais appris à avoir des relations sado-masochistes et des relations sexuelles," dit-elle. Des films pornographiques étaient réalisés et on faisait des photos. J'avais presque 16 ans quand j'ai rencontré mon mari en 1984 et que j'ai échappé à ces gens."

Cela lui prit des années avant de rompre définitivement avec son souteneur, parce qu'il essayait, avec des complices, de l'impliquer dans des meurtres dont elle avait été le témoin. "J'ai été abusée sexuellement, et quand ça avait été trop loin pour moi, ils appelaient des médecins pour m'aider. Je sais qu'ils avaient également "entraîné" des enfants âgés de trois ans. Il faut avoir un instinct de survie très fort et apprendre à maîtriser la douleur. Vous apprenez à ne pas hurler et ne pas pleurer, à composer des attitudes, à être loyal et à considérer ces hommes comme s'ils étaient vos dieux."

"Je me souviens de beaucoup de noms, mais pas de tous. Je les ai dits à la police. J'ai cité de politiciens (nommé), des médecins, des avocats, des juges et des hommes d'affaires. Bien sûr, on a affirmé que j'avais simplement repris ces noms de la télévision, mais la plupart de ces personnes ne sont jamais apparues à la télévision. Mais certains d'entre eux étaient très connus. Un ancien grand politicien (elle cite le nom) est actuellement décédé. Un autre (elle cite le nom) est toujours en politique à un niveau élevé. Une personne fait partie de l'industrie des armements (elle cite le nom), un autre travaille dans le cinéma (elle cite le nom), un autre est dans le commerce des vêtements (elle cite le nom). Mon souteneur a reconnu auprès de la police qu'il a abusé de moi pendant des années, mais il n'a jamais été inculpé. Il n'a pas non plus cité le nom des nombreux clients que j'ai satisfaits pour lui."

Le 9 septembre 1996, Louf fut entendue pour la première fois par Patriek De Baets et les officiers désignés pour enquêter sur l'industrie pédo-pornographique après l'arrestation de Marc Dutroux. "Ils m'ont prise au sérieux. Il n'était pas question de croyance. Ils se sont aperçus que ce que je leur disais correspondait à leurs recherches. Après plusieurs mois, ils furent écartés de l'enquête et accusés de m'avoir manipulée. Actuellement, ils ont été réhabilités. Certains de mes clients faisaient partie de la gendarmerie."

Une affaire célèbre de corruption datant de la fin des années 70 impliquant un réseau fournissant des prostituées à des hommes d'affaires, notamment étrangers, correspond aux allégations de Louf. On les compromettait en les photographiant au lit avec des enfants. Des contrats commerciaux juteux étaient assurés par le chantage à la pédo-pornographie.

L'un des juges (nom connu) qu'elle rencontra lors d'une partouze, était impliqué dans l'enquête sur l'une des jeunes filles qu'on avait retrouvées mortes après leurs disparitions. Les enquêtes ne menèrent ni à des arrestations ni à des condamnations.

"Ma mère est décédée en 1998, mais mon père vit toujours," dit-elle. Elle affirme que son père nie ce qui s'est passé. Avant de décéder, la mère de Louf a reconnu qu'elle avait autorisé sa fille à être prostituée par sa grand mère et par le souteneur qui s'occupa d'elle ensuite. D'après De Baets, la mère de Louf avait elle-même été victime d'abus sexuels massifs organisés par sa propre mère à Knokke.

"Quand j'étais avec ma grand mère, depuis l'âge d'un an et demi jusqu'à l'âge de 12 ans, j'étais abusée sans arrêt," déclare Louf. Lorsque j'ai eu 12 ans, j'en ai parlé au principal de mon école qui lui-même est allé parler à ma grand-mère. Elle m'a envoyée chez mes parents à Gand en prétendant que j'étais folle. Je pensais que c'en était fini des abus, mais ma mère m'a prêtée à son amant (cite le nom). Cet homme prêtait des enfants contre de l'argent. Il avait la clef de notre maison et venait me violer quand bon lui semblait. Quand j'en ai parlé à un professeur à Gand, celui-ci est allé voir mes parents, puis il m'a accusée d'avoir inventé des histoires.

"Un jour je me suis retrouvée sur un yacht avec (le politicien connu). Je le rencontrais à Bruxelles, à Gand et Anvers, parfois deux à trois fois par mois. Le bateau appartenait à (elle cite le nom) qui est très riche. Je me souviens du nom du bateau, de la couleur du mobilier. Je me souviens même de l'immatriculation de son véhicule et je peux le décrire."

Le politicien belge a nié auprès du Sunday Business Post avoir jamais assisté à des partouzes, bien qu'il confirme avoir été sur le bateau de l'homme d'affaires. Il conteste certains points du récit de Louf et déclare qu'il ne l'a jamais rencontrée de sa vie. Louf est formelle quant au fait qu'elle connaissait cet homme et qu'il participait à des orgies en différents endroits.

"J'ai raconté tout cela à la police, mais je pense qu'il n'arrivera jamais rien aux auteurs" dit Louf. L'un des procureurs chargés de l'enquête a déclaré que même si 5 % de ce que je disais était vrai, cela constituerait un  scandale qui ferait exploser la Belgique. Il existe également des liens avec les Pays-Bas et la France. Ces personnes enlevaient des filles dans la rue. Quand on a arrêté Dutroux, j'ai cru que les autres tomberaient, mais la police belge et les médias ne recherchent pas la vérité."

La police a maintenant préparé deux versions contradictoires de son témoignage. Elle a rédigé sa propre version, qui a été traduite en français et en anglais. Son histoire ne disparaîtra pas.
Pourquoi 
il faut écouter

Régina Louf


À l'encontre de l'opinion la plus répandue selon laquelle elle est une folle ou une agitatrice, le psychiatre Marc Reisinger s'est engagé dans la défense de Regina Louf. Pourquoi ? C'est ce qu'il essaie inlassablement d'expliquer, jusque dans la postface du livre où elle publie ses mémoires.
L'affaire Dutroux, depuis qu'elle a éclaté au grand jour, a été l'occasion d'une livraison régulière d'ouvrages qui tentent d'apporter leur éclairage sur tel ou tel aspect de la problématique. Maltraitance d'enfants et crise de la justice, guerre des polices ou capacité d'une société démocratique à bien gérer ses faits-divers, entre le secret de l'instruction, les droits de la défense et la protection des victimes... alimentent la réflexion de journalistes et d'intellectuels. Et voici que l'un des témoins de Neufchâteau dans la thèse d'un réseau de pédophilie, Regina Louf, alias X1, a elle aussi pris la plume. Dans Silence on tue des enfants !, elle raconte le long calvaire de son enfance et de son adolescence, prostituée dès son plus jeune âge par sa grand-mère puis par un ami de ses parents, et poursuit en décrivant l'enquête qui a tourné autour de sa déposition, et l'extraordinaire campagne de dénigrement dont elle-même fait l'objet depuis plus d'un an.
Ni folle, ni mythomane 
concluent les médecins !
Face à ce livre, il ne s'agit certainement pas de se positionner en sceptique ou en convaincu avant de l'avoir lu. Car, pour insoutenable qu'il soit parfois, il donne à comprendre de l'intérieur les mécanismes qui permettent à des adultes pervers d'installer et de maintenir leur domination sur des enfants, et le processus qui permet à des victimes de résister à une souffrance inhumaine. Or, si le discours ambiant fait de Regina une folle et une affabulatrice, c'est totalement à l'encontre de l'expertise rendue en septembre 97 par un collège de psychiatres menés par le Pr Igodt, de la KUL, à la demande de Neufchâteau. Pour eux, cela ne fait aucun doute, vraiment elle a été traumatisée par des abus sexuels massifs mais grâce à une thérapie qui a duré des années, elle a retrouvé un équilibre. Le témoin peut donc être utilisé comme un élément de l'enquête,concluent-ils, ajoutant que son témoignage seul ne peut être considéré comme une preuve en soi. Sauf à être confirmé par une source indépendante.
Le Dr Marc Reisinger est comme tout le monde. Dès qu'il en entend parler, ce récit de X1 le choque, lui semble inimaginable. Mais ce n'est pas parce que ce qu'elle décrit est incroyable qu'elle l'a inventé, ni parce que c'est révoltant qu'elle est une agitatrice, comme on l'a lu par ailleurs. A ses yeux, face au dilemme qu'inspire le témoignage de Regina, la seule attitude valable est d'écouter et de chercher à s'informer. C'est pourquoi lui a continué à se renseigner. Et que constate-t-il ? Qu'il existe un hiatus de plus en plus grand entre les faits décrits par la jeune femme et le discours tenu à son propos. Or, il peut être raisonnable de se fier à l'opinion générale dans des matières que l'on connaît mal, dit-il ; par contre, lorsqu'on approfondit un sujet, il ne faut pas se soumettre aux idées reçues, mais en revenir à un questionnement inlassable. C'est le fondement même de la pensée rationnelle, avec Platon qui distinguait l'opinion (doxa) du savoir (scientia). Et lorsqu'elle s'avère non fondée, il faut pouvoir défier l'opinion.
C'est pourquoi, au moment où la presse se met à vilipender Regina Louf sans autrement relayer les déclarations qu'elle a faites, Reisinger souhaite ramener un peu de raison dans le débat. Avec d'autres, il crée une ASBL dont l'objet est de faire connaître la gravité des événements qu'elle décrit et de surtout mettre en évidence les questions en suspens, qui s'accumulent de manière qu'il juge malsaine. Mais en fait de débat, l'on parla alors de volonté de déstabiliser la justice, et la controverse prit l'allure d'une véritable chasse aux sorcières.
Lire, et penser tout seul
Depuis, Regina Louf a publié son livre, qui parle pour elle-même, et Marc Reisinger l'a postfacé. Le moins que l'on puisse faire n'est-il pas de les écouter, et d'accepter la confrontation avec un récit aussi pudique, quoi qu'on en dise, qu'il était possible, plutôt que de s'en remettre au jugement des autres, au risque de cautionner l'instauration d'une pensée unique... Ces pages, comme le dit le Pr Léon Schwartzenberg, sont autre chose qu'un livre : c'est un cri maintes fois répété qui aurait envie d'être un hurlement pour la terre entière et qui, devant la surdité du monde, devient un gémissement, une longue plainte solitaire, des sanglots, des pleurs qui finissent par s'assécher, tant ce que vit cette petite fille est au-delà des larmes.


http://www.dailymotion.com/playlist/x18mwo_Tonino17-_regina-louf




 

Silence on tue des enfants ! par Regina Louf, préface de Léon Schwartzenberg, postface de Marc Reisinger, aux Editions Mols, collection Pour la vérité, 318 pages.