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mardi 10 avril 2012
LA SUPREMATIE DU DRAGON...
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samedi 31 mars 2012
samedi 25 février 2012
TEMOIGNAGE DE MONSIEUR PATRICE VERDI : LIBEREZ MONSIEUR MARCEL VERVLOESEM !
TEMOIGNAGE DE MONSIEUR PATRICE VERDI :
LIBEREZ MONSIEUR MARCEL VERVLOESEM !
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vendredi 16 décembre 2011
Violence Urbaine : La Dérive des LACHES !
Violence Urbaine : La Dérive des LACHES !
Violence Urbaine : La Dérive des LACHES !
Lettre Ouverte Adressée à Monsieur Joël CENSIER ,
Père de JEREMY , DCD à l’âge de 19 ans, assassiné par des LACHES.
Monsieur,
Je viens de recevoir votre témoignage qui m’a bouleversé profondément, en effet , la violence urbaine est un problème sociologique grave qui concerne tous les parents mais aussi tous les enfants dont nous sommes responsables civilement.
La Police ne peut et ne doit pas se substituer à la Justice , pourtant , nous représentons le dernier rempart social qui protége les plus faibles de ceux qui refusent d’intégrer les valeurs élémentaires de la Patrie en se marginalisant dans une violence urbaine sans aucun précédent Historique.
Le Meurtre Barbare de JEREMY en représente malheureusement un nouvel épisode sanglant qui découle de l’échec de l’éducation des parents mais aussi d’un manque incontestable de toutes valeurs morales et de respect d’autrui de la part de certains petits malfrats qui se distinguent dans la cruauté arbitraire liée à la bêtise de ces quelques HOMO PRIMATUS qui se cachent misérablement derrière des masses de LACHES.
Dans ce cadre particulier , les politiques sécuritaires s’imposent de FACTO car nous ne pouvons accepter la montée de ces violences gratuites et exponentielles qui détruisent des Familles définitivement.
Policier, Républicain , Démocrate , je n’accepte pas le Dictat de certaines personnes qui se couvrent derrière des idéaux religieux ou politiques extrémistes qui ne respectent ni les Hommes , ni les Femmes , ni les Enfants et réfutent toutes notions d’EQUITE.
Je vous apporte donc formellement mon soutien , cher collègue , car je dénonce les dérives du système depuis bien longtemps et je refuse également toute forme de négociation en matière de violences urbaines en BANDE qui devraient faire l’objet de sentences exemplaires car ce type bien particulier de délinquants primaires , violents et sans HONNEURS , deviendront à moyen terme , des TUEURS qui n’hésiteront pas à faire feu avec des armes de première catégorie sur le peuple ou sur sa POLICE REPUBLICAINE marquée récemment par le décès à Vitrolles du sous-brigadier de la BAC de MARSEILLE , Monsieur Eric LALES âgé de 37 ans.
PS ou AVERTISSEMENT :
Les lâches devraient comprendre que SANS ETAT DE DROIT , ils disparaîtront sans délais…
SIGNEZ LE PACTE 2012 POUR LA JUSTICE DEPUIS L’URL SUIVANTE :
jeudi 28 juillet 2011
PROMESSES ET REALISATIONS DE L’UMP : LA PUISSANCE DU NEANT !
PROMESSES ET REALISATIONS DE L’UMP : LA PUISSANCE DU NEANT !
NONPREVU | 25 Juillet, 2011 21:51
PROMESSES ET REALISATIONS DE L’UMP : LA PUISSANCE DU NEANT !
PROMESSES ET REALISATIONS DE L’UMP : LA PUISSANCE DU NEANT !
Monsieur Bernard BROCHAND,
Maire de CANNES ,
Député de la Huitième circonscription des AM,
CANNES le 25/07/11
Je viens de recevoir votre LR en date du 15/07/11 qui me fait part de votre préoccupation concernant mes deux courriers en date du 27/05/11 et 06/06/11 relatifs à la suppression arbitraire et purement politique de mes droits sociaux que vous souhaitez me faire appliquer par vos services sans tarder en me rappelant paradoxalement la loi que vous bafouez en toute impunité depuis 10 ans car je vous interpelle Monsieur le Député Maire de CANNES sur le fait établi judiciairement, que vous avez refusé d’appliquer la décision de réintégration professionnelle en date du 15/05/02 établie par le TA de NICE, mais aussi évincé la loi d’amnistie N°2002-1062 dont je bénéficie et même bafoué intégralement avec l’aide précieuse de la CAA de MARSEILLE qui enlise toute la procédure, la récupération de l’ensemble de mes droits civils et civiques depuis le 17/05/11 afin de recouvrer ma fonction sociale initiale en m’annonçant paradoxalement et illégalement le 26/05/11 que je ne faisais plus partie de la FPT ce qui est un comble dans un Etat de Droit mais pas à CANNES où toutes les décadences et déviations sont désormais devenues possibles !
Cette lettre signée par Monsieur MORIN mais qui aurait pu être signée par Madame FOUGA, Monsieur JOUANJUS ou bien évidemment par un autre serviteur d’ETAT consciencieux et surtout fidèle dans l’illégalité sociale, judiciaire et financière prônée constamment par votre haute autorité politique et morale qui associe le dédain au mépris de l’ensemble des citoyens ; ne précise pas que votre décision de supprimer la couverture sociale minimale versée par le receveur percepteur municipal est totalement illégale car les indemnités maladie justifiées par des arrêts médicaux n’entrent pas dans le cadre des indemnités chômages que vous ne me payez plus depuis des années ; ces décisions probantes signées par Monsieur MORIN sont donc le reflet de son incompétence professionnelle désormais avérée.
Toutes ces sanctions irrationnelles mais totalement prévisibles seront dénoncées à l’ensemble des autorités politiques et déontologiques de ce pays avant les élections de 2012 car le reliquat de mes droits restants n’est pas imputable par la maladie que ce soit dans le secteur public ou privé que vous connaissez si bien car vous avez participé entre autres choses sans succès à l’administration du PSG et de l’AS CANNES reléguée en CFA le 05/07/11 alors que vous l’imaginiez inéluctablement en tête de la ligue 1car tout était possible selon vos vœux pieux prononcés en 2001 mais rien ne l’a été 10 ans plus tard si ce n’est l’éviction politique programmée et proprement scandaleuse de l’opposition sociale qui est de plus en plus nombreuse et hostile à votre style politique archaïque et sans aucun doute féodal.
J’observe bien évidemment qu’avec l’aide précieuse et invraisemblablement constitutionnelle du gouvernement FILLON, des ministres de la Justice successifs et du Président SARKOZY, l’ETAT a usé d’années de procédures judiciaires afin d’empêcher la simple reconnaissance de mes droits de Fonctionnaire Territorial et de Citoyen dans la mise en scène d’une affaire pitoyable dénoncée formellement par de nombreuses associations de lutte contre la Pédocriminalité parce qu’entre autres administrations , le TGI de GRASSE , le TA de NICE et la CAA de Marseille prouvent désormais qu’ils sont aux ordres du Président de la République qui pense vraisemblablement pouvoir utiliser l’affaire DSK pour masquer le scandale de pédophilie et de tourisme sexuel dévoilé et publié par son propre ministre de la culture, Monsieur MITTERAND Frédéric, qui est accueilli par vous , Monsieur BROCHAND, avec toute la condescendance que vous portez systématiquement aux élites politiques ou sociales les plus hasardeuses mais jamais envers les électeurs valeureux et républicains que nous sommes en masse et qui n’hésiteront pas à sanctionner parfois même dans la rue et bientôt par la révolte, la politique effarante du gouvernement actuel mais aussi la vôtre qui cautionnent une situation insensée qui prive de leurs droits élémentaires certaines personnes grâce à la violation récursive d’une somme considérable de lois pénales et administratives dans une indifférence politique qui n’échappera plus à personne et certainement pas à toute l’opposition qui s’en servira de toute évidence prochainement, à cause de vos choix personnels irresponsables et proprement scandaleux, lors des élections nationales primordiales pour l’avenir de la France.
L’UMP portera désormais Historiquement la responsabilité politique de ce problème personnel entre vous et NOUS , les citoyens libres et insoumis à la Politique de la Terreur, car soyez bien conscients que vous ne dirigerez pas éternellement le Pays ou la ville de CANNES ni les institutions qui vous sont dévouées corps et âmes pour le moment.
Veuillez agréer, Monsieur BROCHAND, l’expression de mes sentiments facétieux .
VERDI Patrice
PS : JE DEMANDE UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE SUR LES FAITS DELICTUELS EVOQUES.
p
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lundi 22 mars 2010
Le Calvaire de Regina LOUF ou X1
Le Calvaire de Regina LOUF ou X1
Cette histoire risque de mettre la société belge à genoux. C'est un récit sordide qui a fait de son auteur l'un des personnages les plus diabolisés de son pays. L'histoire de l'enfance Regina Louf, au cours de laquelle elle fut l'esclave sexuelle de certaines des personnes les plus puissantes du monde politique et commercial belge est une bombe à retardement.
D'après le témoignage de Louf, son cauchemar a commencé lorsqu' elle avait moins de trois ans. Envoyée vivre chez sa grand-mère dans la jolie station balnéaire de Knokke à la mer du Nord, Louf fut abusée par des dizaines d'hommes jusqu'à l'âge de douze ans. Parmi ceux qu'elle désigne comme ayant abusé d'elle lors de parties fines, se trouvaient quelques citoyens belges connus puissants - et pédophiles. Notamment, dit-elle, un politicien important aujourd'hui décédé, et un homme qui est toujours actif dans la politique européenne, des politiciens et des hommes d'affaires très connus.
A son retour chez ses parents à Gand, lorsqu' elle avait 12 ans, elle fut donnée à l'amant de sa mère, qui devint son souteneur. Il l'obligeait à avoir des relations sexuelles avec lui et la prêtait à d'autres hommes contre de l'argent. Avec d'autres jeunes filles de son âge, elle fournissait des services sexuels à Bruxelles et Anvers, et même sur un yacht, propriété d'un belge fortuné. Certaines de ses amies ont survécu. D'autres sont mortes, et font partie des centaines d'enfants disparus, supposés morts, dans le pays où siègent les structures clefs de l'Union européenne.
Regina Louf a commencé à raconter ses horribles histoires en 1996, lorsqu'on découvrit les corps de deux fillettes dans la maison de Dutroux - l'homme qui volait des enfants pour les livrer à des pédophiles. Elle a reconnu Dutroux, accusé d'avoir kidnappé et tué des jeunes filles dont les corps furent retrouvés dans sa propriété. Louf réalisa la chance qu'elle avait d'être encore en vie.
Elle conteste la version officielle qui veut que Dutroux agissait seul et qu'il n'est pas membre d'un réseau pédophile. De plus, elle a affirmé que Dutroux et d'autres étaient protégés par des gens puissants, notamment des juges et des policiers. Les Belges, qui sont descendus dans la rue par centaines de milliers pour protester contre la manière dont les autorités avaient permis à Dutroux d'exercer son horrible commerce sans intervenir, semblaient partager l'avis de Louf. Globalement pourtant, les médias belges et l'establishment politique l'ont démolie en la décrivant comme une mythomane. Ceci aurait sans doute été la fin de l'affaire, s'il n'y avait eu les policiers qui ont examiné très soigneusement ses déclarations.
Elle fut entendue par l'adjudant Patriek De Baets et lui raconta son histoire en détails, en donnant les noms des personnes connues dont elle affirmait qu'ils étaient des pédophiles. Il il fit des vérifications. Lui et ses collègues interrogèrent Louf et d'autres personnes, entre autres sa mère et son ancien souteneur, qui confirmèrent ce qu'elle racontait à propos des abus qu'elle avait subis quand elle était enfant. Le jour où le souteneur reconnut qu'il avait eu des relations sexuelles avec Louf quand elle avait 12 ans, l'enquête de De Baets fut close - le même jour où Dutroux s'évadait [brièvement].
Au lieu de recevoir des moyens de vérifier ses dires, d'interviewer d'autres victimes dont elle avait cité le nom et d'enquêter sur les centaines de jeunes filles mystérieusement disparues et décédées dans les années 70, 80 et 90, De Baets et son équipe furent écartés de l'enquête. Accusé d'avoir fabriqué des preuves et d'avoir suggéré des réponses à Louf, De Baets a passé ces quatre dernières années à tenter de laver son nom. Dans une saga qui rappelle l'affaire Stalker dans le nord, les policiers qui avaient eu pour mission de trouver la vérité ont vu leur hiérarchie se retourner contre eux. L'an dernier, toutes les charges et accusations portées contre De Baets ont été levées et il fut réintégré comme officier supérieur dans l'école de recherche de la police fédérale à Bruxelles.
De Baets ne croit pas que Dutroux agissait seul. Il est convaincu qu'il y a des protections bien organisées qui couvrent un scandale d'abus d'enfants qui dure depuis longtemps. Ce qui semble crucial, c'est que certains éléments clef des témoignages de Louf sont corroborés par d'autres témoignages de victimes et de psychiatres qui ont examiné la jeune femme. De Baets et Olivier Dupuis, un Parlementaire européen belge qui représente une section locale dans le nord de l'Italie, sont d'accord sur le fait qu'il y a des protections qui sont exercées depuis les plus hautes sphères de la société.
Louf, qui vit maintenant avec son mari Erwin et leurs quatre enfants, tient une animalerie - pour chiens, chats et chevaux - près de Gand, est déterminée à faire entendre sa voix. C'est la découverte des enfants kidnappées et assassinées en 1996 et l'arrestation spectaculaire de Marc Dutroux et son associé, Michel Nihoul, qui la poussèrent à révéler ses cauchemars du passé.
"Quand j'ai vu qu'il avait été arrêté, j'ai témoigné auprès de la gendarmerie que j'avais vu Dutroux et Nihoul ensemble des années auparavant à Bruxelles," a déclaré Louf au Sunday Business Post, chez elle à Gand". J'étais une enfant prostituée, mon souteneur était un ami de la famille. Je savais que Dutroux recherchait des filles qu'il entraînait à satisfaire des pédophiles et des hommes qui voulaient avoir des rapports sexuels avec de jeunes enfants. J'ai assisté au meurtre de certains enfants, je n'étais donc pas fort surprise quand ils ont trouvé Dutroux et les corps. Plus tard, la police a fait le lien entre une fille disparue retrouvée morte et moi."
Louf affirme connaître trois filles retrouvées mortes dans les années 80 et 90 en Belgique. Carine Dellaert avait 15 ans quand elle fut enlevée en 1982. Son corps fut retrouvé à Gand un an plus tard. Christine Van Hees avait 14 ans quand on la retrouva morte à Bruxelles en 1984. Catherine De Cuyper avait 16 ans quand on découvrit sa dépouille à Anvers en 1991. "Carine était ma meilleur amie" dit Louf. "On avait abusé d'elle quand elle était encore une petite fille. Les hommes qui abusaient de moi n'étaient pas toujours des politiciens ou de grands avocats, mais beaucoup d'entre eux avaient des moyens et étaient influents. Il y avait parmi eux des médecins, des avocats, des juges et des hommes d'affaires. Je les rencontrais dans des villas des environs de Bruxelles. J'avais appris à avoir des relations sado-masochistes et des relations sexuelles," dit-elle. Des films pornographiques étaient réalisés et on faisait des photos. J'avais presque 16 ans quand j'ai rencontré mon mari en 1984 et que j'ai échappé à ces gens."
Cela lui prit des années avant de rompre définitivement avec son souteneur, parce qu'il essayait, avec des complices, de l'impliquer dans des meurtres dont elle avait été le témoin. "J'ai été abusée sexuellement, et quand ça avait été trop loin pour moi, ils appelaient des médecins pour m'aider. Je sais qu'ils avaient également "entraîné" des enfants âgés de trois ans. Il faut avoir un instinct de survie très fort et apprendre à maîtriser la douleur. Vous apprenez à ne pas hurler et ne pas pleurer, à composer des attitudes, à être loyal et à considérer ces hommes comme s'ils étaient vos dieux."
"Je me souviens de beaucoup de noms, mais pas de tous. Je les ai dits à la police. J'ai cité de politiciens (nommé), des médecins, des avocats, des juges et des hommes d'affaires. Bien sûr, on a affirmé que j'avais simplement repris ces noms de la télévision, mais la plupart de ces personnes ne sont jamais apparues à la télévision. Mais certains d'entre eux étaient très connus. Un ancien grand politicien (elle cite le nom) est actuellement décédé. Un autre (elle cite le nom) est toujours en politique à un niveau élevé. Une personne fait partie de l'industrie des armements (elle cite le nom), un autre travaille dans le cinéma (elle cite le nom), un autre est dans le commerce des vêtements (elle cite le nom). Mon souteneur a reconnu auprès de la police qu'il a abusé de moi pendant des années, mais il n'a jamais été inculpé. Il n'a pas non plus cité le nom des nombreux clients que j'ai satisfaits pour lui."
Le 9 septembre 1996, Louf fut entendue pour la première fois par Patriek De Baets et les officiers désignés pour enquêter sur l'industrie pédo-pornographique après l'arrestation de Marc Dutroux. "Ils m'ont prise au sérieux. Il n'était pas question de croyance. Ils se sont aperçus que ce que je leur disais correspondait à leurs recherches. Après plusieurs mois, ils furent écartés de l'enquête et accusés de m'avoir manipulée. Actuellement, ils ont été réhabilités. Certains de mes clients faisaient partie de la gendarmerie."
Une affaire célèbre de corruption datant de la fin des années 70 impliquant un réseau fournissant des prostituées à des hommes d'affaires, notamment étrangers, correspond aux allégations de Louf. On les compromettait en les photographiant au lit avec des enfants. Des contrats commerciaux juteux étaient assurés par le chantage à la pédo-pornographie.
L'un des juges (nom connu) qu'elle rencontra lors d'une partouze, était impliqué dans l'enquête sur l'une des jeunes filles qu'on avait retrouvées mortes après leurs disparitions. Les enquêtes ne menèrent ni à des arrestations ni à des condamnations.
"Ma mère est décédée en 1998, mais mon père vit toujours," dit-elle. Elle affirme que son père nie ce qui s'est passé. Avant de décéder, la mère de Louf a reconnu qu'elle avait autorisé sa fille à être prostituée par sa grand mère et par le souteneur qui s'occupa d'elle ensuite. D'après De Baets, la mère de Louf avait elle-même été victime d'abus sexuels massifs organisés par sa propre mère à Knokke.
"Quand j'étais avec ma grand mère, depuis l'âge d'un an et demi jusqu'à l'âge de 12 ans, j'étais abusée sans arrêt," déclare Louf. Lorsque j'ai eu 12 ans, j'en ai parlé au principal de mon école qui lui-même est allé parler à ma grand-mère. Elle m'a envoyée chez mes parents à Gand en prétendant que j'étais folle. Je pensais que c'en était fini des abus, mais ma mère m'a prêtée à son amant (cite le nom). Cet homme prêtait des enfants contre de l'argent. Il avait la clef de notre maison et venait me violer quand bon lui semblait. Quand j'en ai parlé à un professeur à Gand, celui-ci est allé voir mes parents, puis il m'a accusée d'avoir inventé des histoires.
"Un jour je me suis retrouvée sur un yacht avec (le politicien connu). Je le rencontrais à Bruxelles, à Gand et Anvers, parfois deux à trois fois par mois. Le bateau appartenait à (elle cite le nom) qui est très riche. Je me souviens du nom du bateau, de la couleur du mobilier. Je me souviens même de l'immatriculation de son véhicule et je peux le décrire."
Le politicien belge a nié auprès du Sunday Business Post avoir jamais assisté à des partouzes, bien qu'il confirme avoir été sur le bateau de l'homme d'affaires. Il conteste certains points du récit de Louf et déclare qu'il ne l'a jamais rencontrée de sa vie. Louf est formelle quant au fait qu'elle connaissait cet homme et qu'il participait à des orgies en différents endroits.
"J'ai raconté tout cela à la police, mais je pense qu'il n'arrivera jamais rien aux auteurs" dit Louf. L'un des procureurs chargés de l'enquête a déclaré que même si 5 % de ce que je disais était vrai, cela constituerait un scandale qui ferait exploser la Belgique. Il existe également des liens avec les Pays-Bas et la France. Ces personnes enlevaient des filles dans la rue. Quand on a arrêté Dutroux, j'ai cru que les autres tomberaient, mais la police belge et les médias ne recherchent pas la vérité."
La police a maintenant préparé deux versions contradictoires de son témoignage. Elle a rédigé sa propre version, qui a été traduite en français et en anglais. Son histoire ne disparaîtra pas.
Pourquoi
il faut écouter
il faut écouter
Régina Louf
À l'encontre de l'opinion la plus répandue selon laquelle elle est une folle ou une agitatrice, le psychiatre Marc Reisinger s'est engagé dans la défense de Regina Louf. Pourquoi ? C'est ce qu'il essaie inlassablement d'expliquer, jusque dans la postface du livre où elle publie ses mémoires.
L'affaire Dutroux, depuis qu'elle a éclaté au grand jour, a été l'occasion d'une livraison régulière d'ouvrages qui tentent d'apporter leur éclairage sur tel ou tel aspect de la problématique. Maltraitance d'enfants et crise de la justice, guerre des polices ou capacité d'une société démocratique à bien gérer ses faits-divers, entre le secret de l'instruction, les droits de la défense et la protection des victimes... alimentent la réflexion de journalistes et d'intellectuels. Et voici que l'un des témoins de Neufchâteau dans la thèse d'un réseau de pédophilie, Regina Louf, alias X1, a elle aussi pris la plume. Dans Silence on tue des enfants !, elle raconte le long calvaire de son enfance et de son adolescence, prostituée dès son plus jeune âge par sa grand-mère puis par un ami de ses parents, et poursuit en décrivant l'enquête qui a tourné autour de sa déposition, et l'extraordinaire campagne de dénigrement dont elle-même fait l'objet depuis plus d'un an.
Ni folle, ni mythomane
concluent les médecins !
concluent les médecins !
Face à ce livre, il ne s'agit certainement pas de se positionner en sceptique ou en convaincu avant de l'avoir lu. Car, pour insoutenable qu'il soit parfois, il donne à comprendre de l'intérieur les mécanismes qui permettent à des adultes pervers d'installer et de maintenir leur domination sur des enfants, et le processus qui permet à des victimes de résister à une souffrance inhumaine. Or, si le discours ambiant fait de Regina une folle et une affabulatrice, c'est totalement à l'encontre de l'expertise rendue en septembre 97 par un collège de psychiatres menés par le Pr Igodt, de la KUL, à la demande de Neufchâteau. Pour eux, cela ne fait aucun doute, vraiment elle a été traumatisée par des abus sexuels massifs mais grâce à une thérapie qui a duré des années, elle a retrouvé un équilibre. Le témoin peut donc être utilisé comme un élément de l'enquête,concluent-ils, ajoutant que son témoignage seul ne peut être considéré comme une preuve en soi. Sauf à être confirmé par une source indépendante.
Le Dr Marc Reisinger est comme tout le monde. Dès qu'il en entend parler, ce récit de X1 le choque, lui semble inimaginable. Mais ce n'est pas parce que ce qu'elle décrit est incroyable qu'elle l'a inventé, ni parce que c'est révoltant qu'elle est une agitatrice, comme on l'a lu par ailleurs. A ses yeux, face au dilemme qu'inspire le témoignage de Regina, la seule attitude valable est d'écouter et de chercher à s'informer. C'est pourquoi lui a continué à se renseigner. Et que constate-t-il ? Qu'il existe un hiatus de plus en plus grand entre les faits décrits par la jeune femme et le discours tenu à son propos. Or, il peut être raisonnable de se fier à l'opinion générale dans des matières que l'on connaît mal, dit-il ; par contre, lorsqu'on approfondit un sujet, il ne faut pas se soumettre aux idées reçues, mais en revenir à un questionnement inlassable. C'est le fondement même de la pensée rationnelle, avec Platon qui distinguait l'opinion (doxa) du savoir (scientia). Et lorsqu'elle s'avère non fondée, il faut pouvoir défier l'opinion.
C'est pourquoi, au moment où la presse se met à vilipender Regina Louf sans autrement relayer les déclarations qu'elle a faites, Reisinger souhaite ramener un peu de raison dans le débat. Avec d'autres, il crée une ASBL dont l'objet est de faire connaître la gravité des événements qu'elle décrit et de surtout mettre en évidence les questions en suspens, qui s'accumulent de manière qu'il juge malsaine. Mais en fait de débat, l'on parla alors de volonté de déstabiliser la justice, et la controverse prit l'allure d'une véritable chasse aux sorcières.
Lire, et penser tout seul
Depuis, Regina Louf a publié son livre, qui parle pour elle-même, et Marc Reisinger l'a postfacé. Le moins que l'on puisse faire n'est-il pas de les écouter, et d'accepter la confrontation avec un récit aussi pudique, quoi qu'on en dise, qu'il était possible, plutôt que de s'en remettre au jugement des autres, au risque de cautionner l'instauration d'une pensée unique... Ces pages, comme le dit le Pr Léon Schwartzenberg, sont autre chose qu'un livre : c'est un cri maintes fois répété qui aurait envie d'être un hurlement pour la terre entière et qui, devant la surdité du monde, devient un gémissement, une longue plainte solitaire, des sanglots, des pleurs qui finissent par s'assécher, tant ce que vit cette petite fille est au-delà des larmes.
http://www.dailymotion.com/playlist/x18mwo_Tonino17-_regina-louf
Silence on tue des enfants ! par Regina Louf, préface de Léon Schwartzenberg, postface de Marc Reisinger, aux Editions Mols, collection Pour la vérité, 318 pages.
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